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Resumen de Cinéma et dictature en Corée du Nord

Antoine Coppola

  • English

    Instead of viewing North Korea from the outside in, this article examines what the regime tells its own subjects through film. From the beginning, the relationship between cinema and the dictatorship, with all its spectacular trappings, seemed essential. State cinema, while officially towing the socialist-realist line, also experienced several turning points, such as the release of Flower Girl in 1972. This famous blockbuster from the former Soviet bloc shows the emergence of Kim Jong-Il and Juche, the national North Korean ideology based on the resurgence of long-lost traditions. Behind a facade of de-politicisation, the film’s hybrid form, combining Hollywood-like heroes and stars and Soviet populism, legitimises the politico-religious cult of the new hereditary Kim dynasty.

  • français

    Au lieu de voir la Corée du Nord avec des filtres extérieurs, cet article étudie ce que le régime dit à ses sujets à travers ses films. Dès le départ, l’imbrication du cinéma et des apparats du régime dictatorial a semblé essentiel. Cinéma d’État, officiellement fidèle au réalisme-socialiste, il a aussi connu des tournants comme celui que représente le film Flower Girl de 1972. Ce blockbuster célèbre dans l’ancien bloc soviétique manifeste l’émergence de Kim Jong-il et du juché, l’idéologie nationale nord-coréenne fondée sur des résurgences de traditions en décomposition. Derrière une dépolitisation de façade, la forme hybride du film alliant héros et stars à la manière de Hollywood, et populisme soviétique, légitime le culte politico-religieux de la nouvelle dynastie héréditaire des Kim.


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