This papers studies the politicization of flows and commercial circulations in a period marked by the neoliberalization of economic and political life. Based on ethnographic fieldwork in Zambia, the article reveals the important changes that neoliberal programs have instilled in the management of commercial flows and infrastructures: the introduction of new actors (multinational companies, international financial institutions, common markets) contributed to transform the rationalities proceding from infrastructures management. These new rationalities, dominated by private profit, operate an ordering of commercial flows following their rentability and their integration into the globalized system, and merge with the old infrastructures pattern dating from colonization.
Le présent article étudie la mise en politique des flux et des circulations, dans la période récente marquée par la néolibéralisation de la vie économique et politique. Grâce à une étude de cas sur l’Afrique Australe et un travail ethnographique de terrain en Zambie, l’article met en évidence les changements que les programmes néolibéraux ont entraînés pour la gestion des flux et des infrastructures: l’introduction de nouveaux acteurs issus des sphères privée et internationale (grandes entreprises, institutions financières internationales, marchés communs) a contribué à transformer les rationalités qui légitiment la gestion des infrastructures et des flux. Ces dernières, qui font part belle aux logiques de profit, se traduisent par un classement des flux suivant le critère de leur rentabilité et de leur insertion dans l’économie globalisée, et s’hybrident de façon originale avec les anciens schémas infrastructurels datant de la colonisation.
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