Le rapport très ambivalent qu’entretiennent des femmes à certains préceptes des années 1968 en France invite à examiner comment une politique sexuelle et affective dite révolutionnaire a reconduit des normes androcentrées. Il s’agit ainsi de contribuer à l’étude des incidences de ce moment de crise sur les rapports sociaux de sexe, en explorant « par le bas » les implications ambiguës du bouleversement de l’ordre sexuel, c’est-à-dire à la fois l’ouverture de possibles et la restauration d’une domination. Cet article veille à analyser ces codes sexuels à la lumière des dispositions affectives des femmes.
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