La sensibilité extrême de Jean-Marc Cerino aux guerres et aux génocides qui ont marqué le xxe siècle s’exprime à l’aide d’œuvres de visibilité faible qui contrarient la vision directe. À partir d’images d’archives, reprises sur des plaques en verre, il entame en effet un processus d’effacement qui, paradoxalement, amplifie l’intensité de la perception. Par ce geste de copiste sur support transparent, qui donne naissance à des représentations ouvertes, l’artiste se fait passeur d’histoire. Mais « le passé étant ce qui a eu lieu autant que ce qui a été rêvé et qui, de fait, a existé également », ses œuvres sont à l’image du réel, sans être l’image du réel.
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